26 janvier 2012
Devenir propriétaire en France en 2012.
La semaine dernière, je revois l’un de mes anciens camarades de lycée, que je n’avais pas vu depuis près d’un an. Nous avons à peu près le même parcours : Bac ES (obtenu au rattrapage !), suivi d’un Bac+2 universitaire puis d’une école de commerce en province. Bref, moyennement bien parti, mais pas trop mal terminé au final. Diplômé il y a quelques années (2 ou 3 ans), il est aujourd’hui cadre dans l’industrie et se débrouille plutôt bien.
Au cours de la conversation, il me fait part d’un étonnement. Celui de pouvoir emprunter de l’argent auprès d’un établissement financier afin d’acquérir un logement. J’avoue que cette question même si j’y pense de temps à autre en passant devant la vitrine d’une agence immobilière. Il m’explique qu’ayant eu un rendez-vous avec sa conseillère quelques jours auparavant, il lui avait demandé, à tout hasard, quelle serait la somme qu’il pourrait emprunter s’il souhaitait investir dans la pierre. Il souhaitait juste obtenir un ordre d’idée. Peut-être pour rêver devant les annonces la prochaine fois qu’il passera devant une agence immobilière ! « Il faut savoir, me dit-il avant de me donner le montant proposé, que j’ai des comptes censés favoriser l’accès à l’immobilier (PEL, CEL…) », me précisant même qu’il avait ouvert ce fameux PEL un mois avant son 18ème anniversaire !
Je m’attendais donc à bonne nouvelle qui me ferait culpabiliser de ne pas avoir ouvert ce fameux PEL ! Une somme aux alentours des 200 – 250K€, tant il m’avait démontré qu’il avait, pensait-il, toutes les cartes en main pour investir : un « PEL alimenté tous les mois depuis près de 10 ans », un CEL, un Livret A…
Au final, sa réponse me surprit, autant qu’elle le surprit lorsque sa conseillère lui annonça le montant. Bien en dessous des ses espérances : « 160K€ en comptant l’apport estimé à environ ¼ de la somme totale ».
En m’annonçant sa réponse il se sentait déçu. Déçu « parce qu’il avait toujours économisé, préférant à 17 ans placer son argent sur un Plan Epargne Logement plutôt que de le dépenser dans l’acquisition du dernier Nokia 3310 de l’époque », déçu « parce que cet exemple montre d’une part qu’il y a un manque de confiance envers notre génération, et d’autre part parce qu’au final si ceux qui comme nous ne pouvons pas investir pour les 20 ans à venir malgré notre situation, alors qui va le faire ? Comment vont faire ceux qui n’ont pas eu le parcours que nous avons eu pour devenir propriétaire ? »
Période électorale oblige, ces dernières questions mériteraient d’obtenir des réponses.
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08 janvier 2012
2012 : une première pour les Français de l’étranger !
2012 est là, et avec elle son lot d’élections en France, et à l’étranger. Elections présidentielles bien-sur en métropole, mais également les élections législatives. Avec une particularité pour ces dernières : l’élection des députés des français de l’étranger. Cette élection, la première, sera importante pour nos concitoyens vivant à l’étranger puisqu’ils pourront envoyer au Parlement un député qui puisse les représenter.
Des circonscriptions très convoitées.
Cette élection, dès les premiers balbutiements de ce projet, a attisé toutes les convoitises des grands partis. Certains élus en mal de circonscription (suite au redécoupage métropolitain) souhaitant se trouver un nouveau point de chute ont tout de suite montrés leur fort intérêt à pouvoir représenter leur concitoyens de l’étranger au sein de l’Assemblée nationale.
Pour celle qui fût mon ancienne circonscription électorale, la 1ère regroupant les Etats-Unis & le Canada, la file de prétendants du parti majoritaire était longue.
Il y a d’abord eu Christine Lagarde, un temps pressenti pour l’investiture UMP, à qui il fallait trouver une circonscription, l’ancienne ministre n’ayant jamais été élue. Elle a ensuite jeté l’éponge lorsque s’est profilée l’idée de prendre la direction générale du FMI. Signe qu’au final, Christine Lagarde n’était pas fortement motivée pour représenter les français d’Amérique du Nord à l’Assemblée nationale. Au final, c’est Frédéric Lefebvre, actuel Secrétaire d’Etat au commerce & à l’artisanat qui a été désigné pour porter les couleurs de la majorité.
Le député des Français de l’étranger doit être un local.
Cela me dérangerait en temps que Français vivant à l’étranger que mon député à notre assemblée soir Frédéric Lefebvre. Non pas que j’ai quoi que ce soit contre l’homme. Mais que connait-il de la circonscription pour laquelle il se présente ? Y a-t-il résidé ?
J’ai une vision de la députation qui est la suivante : le député, lors de son élection représente un territoire qu’il est censé défendre au sein du Parlement. Il est donc normal que cet homme ou femme soit issu(e) de ce territoire, qu’il en connaisse les forces et faiblesses, les atouts et inconvénients. Quoi donc de plus normal qu’un candidat local ? Quoi donc de plus normal qu’un candidat qui connaisse les enjeux locaux de ces concitoyens ?
C’est pourquoi, je suis fortement convaincu que les Français d’Amérique du nord doivent élire un député qui leur ressemble. Un député qui vit et travaille en Amérique du nord. Un député qui, comme eux, connait les problèmes de nos concitoyens sur place. Et non pas un député imposé par un état major parisien afin de placer untel ou untel. Les Français d’Amérique du nord auraient tort d’aller dans cette direction. Ce dernier élu, parions sans risque, qu’il passera plus de temps en métropole qu’au sein de la communauté française de sa circonscription, et cela au détriment des Français d’Amérique du nord.
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29 juin 2011
Mini remaniement : chouette, un ministre pour les Français de l’étranger !
Le mini remaniement qui a eu lieu cet après-midi a fait apparaître un portefeuille inhabituel, celui de chargé des Français de l’étranger. Les Français de l’étranger. Ceux dont on ne parle pas où si peu – cf. le peu d’intérêt suscités en métropole par les élections des conseillers de l’AFE en juin 2009 – excepté lorsqu’il s’agit de remplir les caisses de l’Etat – cf. la polémique pour que les Français résidant à l’étranger paient des impôts en France –.
Bref. Sur le fond, on peut se dire que l’idée est plutôt bonne pour le 1,2 million de nos compatriotes qui vivent en dehors de nos frontières. Cependant, on peut se poser quelques questions quant à cette nomination.
En effet, tout d’abord la personne nommée : David Douillet, plus connu en tant que sportif de haut niveau que pour ses connaissances concernant la vie des Français de l’étranger. Car y a-t-il déjà vécu, à l’étranger ? A part quelques jours passés par-ci par-là sur un tatami, il est fort à parier que la réponse est non.
Ensuite, le moment de cette nomination. A moins de 12 mois de l’élection des futurs députés de l’étranger – dont là aussi tout le monde se moque éperdument –, cela peut paraître étrange, élection à laquelle s’était portée candidate Christine Lagarde – n’ayant jamais été élue avant sa nomination en tant que ministre et désireuse de se planquer pour 2012 –, mais l’attrait pour le FMI en a décidé autrement.
Au final, cette nomination est un cadeau de remerciement au très sarkozyste David Douillet de la part du président de la République. Cette attitude montre, une fois de plus, le peu de considération que le pouvoir apporte aux Français de l'étranger.
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18 décembre 2010
Les Français de l’étranger.
Il est peu probable que les médias s’en fassent l’écho. Ce sujet est, me semble t-il, important notamment pour toutes celles et ceux qui vivent hors de métropole.
En effet, à compter de lundi prochain, le 20 décembre, sera discuté en commission des lois de l’Assemblée nationale le projet de loi organique relatif à l’élection des députés (conditions d’éligibilité, régime des inégibilités, incompatibilités, contentieux électoral, disposition relative au corps électoral des Français de l’étranger) ainsi que le projet de loi ratifiant l’ordonnance sur les députés élus par les Français établis hors de France.
On s’en soucie si peu…
Mais qui se soucient (réellement) des Français de l’étranger ? Pas grand monde. A-t-on entendu parler en métropole des élections des conseillers de l’AFE (Assemblée des Français de l’Etranger) ? Non. Qui sait (mise à part les associations locales et élus de l'AFE) comment vivent ces français, les problèmes auxquels ils sont confrontés ? Personne.
Certains sont partis pour ne pas revenir en France, préférant ce nouveau pays à leur pays d’origine. C’est leur droit. Mais d’autres gardent un lien fort avec car ils savent que leur exil n’est que temporaire.
Les Français de l’étranger sont, je le crois sincèrement, une source d’informations intéressantes, par leurs relations avec d’autres nations, d’autres cultures et modes de vie peuvent aider à la résolution de problématiques rencontrées en métropole.
… sauf quand il s’agit d’argent…
Lorsque les caisses sont vides, il faut les renflouer. Et si les Français de l’étranger peuvent aider à les renflouer, ils sont les bienvenus.
J’ai été assez étonné d’entendre certains hommes politiques, aux premiers rangs desquels les présidents des commissions des Finances de l’Assemblée, Jérôme Cahuzac, et du Sénat, Jean Arthuis, se poser la question de savoir s’il ne fallait pas imposer les Français de l’étranger en fonction des impôts déjà payés par les expatriés, selon le pays où ils habitent.
Je ne suis pas un expert en la matière. Simplement, j’aimerai attirer leur attention sur le fait que certains compatriotes touchent des revenus (chômage, RSA,…) alors même qu’ils sont hors du territoire national. Cela me paraît injuste par rapport aux Français vivant en dehors de métropole et qui n’ont pas toujours le droit à ces aides.
Il me semblerait donc bien plus intelligent de légiférer afin que ce type d’irrégularité ne se produise pas, plutôt que de créer un nouvel impôt.
… et d’élections !
Comme je l’écrivais sur ce blog en … 2010, les législatives de 2012 concernant les onze circonscriptions réparties hors du territoire national attisent les appétits de certains. Politiques désavoués sur leur circonscription en 2007 (ou 2008 pour ceux ayant essuyé un échec au Sénat), politiques sans ancrage territorial, tous se cherchent une circonscription comme point de chute et le font savoir.
Mais que connaissent-ils réellement à ces Français établis hors de France dont ils veulent être les représentants au Parlement ? Pas grand-chose pour la plupart. Certains ont vécu à l’étranger. Une vie hors de métropole plus proche du monde petit fours à Chicago que pâtes au beurre à Sidney. Bref, un monde certainement très éloigné du jeune diplômé français partant tenter sa chance à l'autre bout du monde faute de travail en France.
Mais que l'on se rassure. Il serait faux de penser que les sympathisants des différents partis politiques établis hors de France vont accepter ce diktat imposé par les états-majors de Paris. Il serait pourtant si simple de remédier à cela : obliger le député élu à établir domicile sur le territoire de la circonscription.
Affaire à suivre…
15:53 Publié dans Législatives 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29 mars 2010
Mes conclusions de ces régionales
Les élections passées, la lecture d’articles et des réactions des leaders politiques étant faites, il est tant de vous faire partager ma pensée sur ces élections qui viennent de s’achever.
Voter c’est prendre ses responsabilités
A chaque scrutin c’est la même chose. L’abstention est toujours plus forte. Et à chaque scrutin je me dis la même chose : pourquoi ne pas rendre le vote obligatoire ?
Pour illustrer le pourquoi je serai favorable au vote obligatoire je compte toujours la même histoire : un reportage visionné au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle. Profitant des beaux jours du mois d’avril, beaucoup de français sont partis en week-end prolongé pour ne rentrer que le lundi en fin d’après-midi. Un journaliste se rend à l’arrivée dans les gares SNCF à la sortie de trains accueillir ses vacanciers du week-end et pour leur demander si ils connaissaient les candidats du second tour. Vous imaginez la réponse donnée à 90, voire 99% : Chirac – Jospin.
On connaît la suite : quelques jours plus tard, plusieurs centaines de personnes – voire milliers - manifestent leur hostilité à la présence du candidat FN au second tour de l’élection. Il est fort à parier que parmi ceux qui ont manifesté, beaucoup ne sont pas aller voter. Ces personnes manifestaient donc en réalité contre le choix prononcé de leurs compatriotes pendant qu’eux se la coulaient douce en sirotant un Malibu-Coco le dimanche après-midi au soleil ! Les autres, ceux qui sont allés voter, ont fait leur devoir de citoyen. Par conséquent ils ont pris leurs responsabilités. On en peut leur en tenir rigueur, quelque soit le bulletin placé dans l’une.
Stratégie de l’UMP et abstention sont liées
La stratégie voulue par le Président de la République du tous ensemble des le 1er tour pour créer une dynamique gagnante au second tour a montrée ses limites. Si cette stratégie avait été payante en 2007, il est clair quelle ne l’a pas été la semaine passée. Rappelons la raison d’être de la constitution de l’UMP au lendemain des élections de 2002 : construire un parti allant de la droite jusqu’au centre droit. Rappelons-nous également de ce qu’avait dit François Bayrou, hostile à la création de l’UMP : si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons plus.
Alors je sais qu’en critiquant la raison d’être de la création de ce parti cela je vais être confronté à celles et ceux qui disent L’UMP est un parti pour gagner les présidentielles. Oui, c’est très bien. Mais ce n’est pas le Président qui règle les problèmes vécus au quotidien sur le terrain rencontrés par nos concitoyens. Non. Ce sont les élus, élus lors d’élections locales comme le sont les élections régionales.
Cette stratégie est en partie liée au fort taux d’abstention que nous avons connu durant ces deux tours. En effet, on peut supposer que moins l’offre électorale est diversifiée au premier tour du scrutin, moins elle a de chances de mobiliser et d’intéresser. Cela favorise le jeu de l’abstention.
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12 mars 2010
J-2 : impressions montréalaises
Dans maintenant deux jours aura lieu le 1er tour des élections régionales. Ce 1er tour sera le dernier tour tel que nous le connaissons. En effet, le mandat de conseiller régional ayant été raccourci à 3 ans – au lieu de 6 – afin de permettre la mise en place des fameux conseiller territoriaux, élément clé de la réforme territoriale.
Que retenir de cette campagne ?
Malgré la distance non négligeable – 6 000Km – j’ai tenté de suivre la campagne.
Dès le lancement de la campagne pour les régionales, le PS annonçait ses ambitions : « Avoir une carte de France toute rose au soir du second tour », où encore « On espère faire le grand chelem, c’est largement possible ! ».
« Prétentieux ! » répondent nos amis de l’UMP. Le parti au pouvoir, pour qui c’est déjà suffisamment compliqué de trouver des têtes de liste qui veulent vraiment s’engager – et qui accepteront de ne plus être au gouvernement en cas de victoire – a du mal à finir ses listes. Son conseil national qui doit adopter les têtes de liste se déroule dans un climat tendu. Du coup les pronostics sont à la baisse. Du « On peut reprendre à la gauche plusieurs régions » on passe limite à un « Si on est en tête au 1er tour ca sera bien ».
Bref, comme vous pouvez le lire, on parle de tout, sauf de ce pourquoi ces hommes et ces femmes s’engagent, des problèmes des habitants de telle ou telle région.
Ah si, on a parlé des problèmes d’un habitant de la région : ceux d’Ali Soumaré bien sur ! Grâce visiblement à une ingénieuse stratégie mise en scène par les ténors de l’UMP dans le Val d’Oise – Francis Delattre et Axel Poniatovski en tête – cette campagne à atteint le niveau le plus bas : celui du caniveau. L’aboyeur de service de l’UMP, Frédo la chevelure*, avait bien une idée : « Chaque candidat, pour se présenter à un scrutin, devra présenter son extrait – sous entendu vierge – de casier judiciaire ». Formidable idée. J’applaudis des deux mains. Mais je doute que l’ensemble des parlementaires de son parti applaudissent des deux mains. Et les premiers se trouveraient certainement dans le département dont il fut député…
Pourquoi les régionales n’intéressent-elles personne ?
A la lecture des différents et ô nombreux sondages, l’abstention serait très élevée. Les élections régionales n’intéressent-elles donc personne ? C’est là le premier problème. Pourquoi, ces élections qui vise – ou visaient – à élire une assemblée présente dans notre vie de tous les jours n’intéressent pas ? L’action régionale est en effet présente sur beaucoup de fronts : les transports et les lycées en sont les meilleurs exemples. La faute peut-être à une action régionale qui manque de lisibilité, peut-être trop éloignée du citoyen – ce dont elle ne devrait ! – et de ses problèmes quotidiens. Où la faute à des candidats qui se présentent pour se présenter – à cause d’un « Ce n’est pas moi qui veut y aller mais ca vient d’en haut. C’est soit j’y vais, soit je perds mon maroquin ! » ?
Lors de cette campagne on a, à mon humble avis à 6 000Km, beaucoup parlé d’affaires – Soumaré & Frêche en particulier –, de forme et pas du fond. C’est assez pour vous détourner des élections régionales, non ?
* Le prénom et le nom ont été changés.
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13 octobre 2009
Les « responsables » par qui tout cela est arrivé...
Nous sommes d'accord – partout à travers le monde, du Canada à la Chine en passant par l’Italie –, un minot de 23 ans à la tête d’une structure telle que l'EPAD, ca peut surprendre.
Cependant, si on y réfléchit, Jean Sarkozy à tout à fait le droit de se présenter à cette élection. Il est parfaitement légitime. Il est vrai que le « cheminement » vers la présidence montre que tout est organisé: tu démissionnes du conseil d'administration, j'y prends ta place, je me présente à la présidence et j'en deviens le président. Soit. Mais c’est la politique…
A mon sens, il y a deux catégories de personnes responsables – responsables non pas au sens péjoratif mais ayant contribué à cela – par qui tout cela est arrivé: les conseillers généraux du groupe de la majorité départementale des Hauts-de-Seine et les électeurs du canton Neuilly sud. Je m'explique.
Les conseillers généraux du groupe de la majorité départementale des Hauts-de-Seine
C'est eux, suite à la démission de l'un des leurs, afin que Jean Sarkozy puisse être au CA de l'EPAD, qui ont parrainé la candidature de Jean Sarkozy. Il est vrai que tout autre conseiller général, dès lors que la place était vacante, pouvait se présenter. Cela n'a pas été le cas. En parrainant Jean Sarkozy, les conseillers généraux engagent leur responsabilité.
Les électeurs du canton Neuilly sud
Jean Sarkozy a été élu en mars 2008 par les électeurs du canton de Neuilly sud. Si aujourd'hui on s'étonne qu'il puisse se présenter afin d'être au conseil d'administration de l’EPAD, il en est parfaitement légitime. Ils auraient du se poser la question, au moment du scrutin de mars 2008, de savoir si c'était bien responsable que d’élire un jeune de 22 ans au poste de conseiller général. C’est le syndrome que l’on pourrait appeler la théorie de la chèvre. Un jour je lisais : « A Neuilly pour être élu, il te suffit de l’étiquette UMP. Les électeurs se moquent du candidat. Une chèvre pourrait être élue ».
Aujourd’hui, c'est donc à eux qu'il faut, en partie, en vouloir s’il se présentera afin d'être élu président de l'EPAD.
Enfin, en cette période économique difficile, l'élection « facile » d'une personne si jeune à ce poste, à l'heure ou beaucoup de jeunes diplômés de son âge sont actuellement en recherche d'emploi, paraît très mal vue. Cela se comprend aisément.
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09 septembre 2009
Le cumulard Vs le bon politique
Le débat revient à chaque scrutin – ou presque – hormis celui des présidentielles. Je veux parler du cumul des mandats. Ah le fameux cumul des mandats et ces fameux cumulards ! On serait tous capable d’en citer au moins un ! De l’UMP au PC, en passant par le PS, le MoDem ou les Verts chaque parti compte ses cumulards. A la veille des élections régionales chaque cumulard ou – qui deviendrait cumulard en mars 2010 ! – peaufine sa stratégie. Le premier ministre a imposé la règle du non cumul des mandats pour les ministres qui seront élus je souhaite et espère qu’il tiendra position.
Qu’est ce qu’un cumulard ?
Le cumulard pour faire simple, est l’homme politique qui cumule plusieurs mandats électoraux.
Attention cependant. Je ne traite pas de cumulards l’ensemble des élus ayant deux mandats. Certains mandats vont de paire, notamment lorsqu’il s’agit de mandats locaux. On peut également penser que le mandat d’un maire d’une grande ville – qui est donc un mandat d’ordre local et où l’on gère un territoire – puisse aller de paire avec un mandat de député – mandat qui contrairement à celui de maire traite à mon sens plus des affaires de la nation que des affaires de la circonscription.
Il y a donc à mon sens des cumuls que l’on ne devrait pas voir. Parmi ceux-là, le cumul ministre-président de conseil général ou ministre-maire. Peut-être même aurons-nous d’ici mars des ministres-président de conseil régional ! En effet, certains ministres du gouvernement déclarait ce matin sur LCI « Je suis tout à fait capable d'être à la fois ministre de la […] et président de Région ». Quand on sait qu’elle va être en première ligne en cas d’épidémie de la grippe A H1N1, j’ai envie de lui dire « Concentres-toi déjà sur ta mission ».
Comment devenir cumulard ?
Il n’y a je pense, pas de recette pour le devenir. Tout est question d’opportunité. Quoi que si, il y a peut-être une solution : ne savoir faire que de la politique. Que ca et seulement ca ! C’est ceux que je qualifierai de sans mandat je suis rien, ceux que l’on retrouve toujours aux élections. Ils se présentent à tous les scrutins possibles : cantonales, législatives, européennes, municipales…
Pourquoi ? Car ils ne savent faire que ça. Car ils n’ont fait que ça et qu’en cas de non élection, ils ne sont plus rien. Il y a une citation qui dit : « En politique, un jour tu es sur la scène à la tribune, le lendemain tu es dans le public ». Eux ne veulent pas, quoi qu’ils puissent arriver se retrouver dans le public.
Le bon politique
Le bon politique est justement le contraire du cumulard. Celui qui sait faire autre chose que de la politique. Celui qui dit « Si je gagne je me concentre au mandat pour lequel j’ai été élu et si je perds, je continue mon activité professionnelle ». C’est celui qui ne joue pas les cinq ou six prochaines années de sa vie sur un scrutin. Ceux-là sont à mon sens peu nombreux. Heureusement il y en a. Mais plus il y en aura et meilleure sera la politique.
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25 août 2009
Le MoDem, futur courant du PS ?
C’est un moment fort attendu dans chaque courant et parti politique que celui auquel nous allons assister dans les jours et semaines qui suivent. Je veux parler des universités d’été. Les universités d’été, ces rencontres rassemblant les militants et dirigeants, et où l’on fait de la politique au soleil en Ray-Ban, jean et chemisette en lin.
Ces universités d’été ont pour certains courants ou partis déjà eu lieu. Certaines ont d’ailleurs eu un vif écho dans la presse. Notamment celles du courant de l’eurodéputé Vincent Peillon, Espoir à gauche, auquel participait une brochette de représentants politiques couvrant une large surface de l’échiquier politique: Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit, Christiane Taubira…
Tout ce petit monde bras dessus-bras dessous, pour cette fameuse photo reprise par l’ensemble des médias français avec en commentaire cette citation de Marielle de Sarnez – qui lui a valut une standing ovation de la part des 1500 personnes présentes – « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose ».
Incarner la 3ème voie
Revenons deux ans en arrière. Juin 2007. Au lendemain du premier tour, François Bayrou créé le Mouvement Démocrate, censé, après ses 18,57% obtenus, incarner une 3ème voie face aux deux poids lourds que sont – ou qu’étaient ? – l’UMP et le PS. Objectif affiché: créer un Centre fort et indépendant qui ne soit plus seulement un appui à l’UMP.
Le principe de base était simple et se voulait rassembleur : dire « oui » quand les décisions prises par le gouvernement allaient dans le bon sens, et « non » dans le sens inverse. C’était, à mon sens, une bonne stratégie. Cependant, cette stratégie s’est transformée au fur et à mesure en TSS. Non pas « Tout Sauf Ségolène », mais « Tout Sauf Sarkozy ».
Deux ans après…
Aujourd’hui qu’en est-il ? Deux ans après sa création, malgré une forte mobilisation de ses sympathisants et adhérents à chacun des scrutins, le MoDem n’a pas eu les succès qu’il escomptait. Cela est-il dû à la stratégie du parti ? A ceux qui le dirigent ? Aux événements imprévus ? A mon sens un peu de tout. Je laisse le soin à chacun de se faire sa propre opinion là-dessus…
Dans une interview de Jean-Luc Benahmias, vice président du MoDem au journal Le Figaro datant du 24 août, le quotidien titrait Primaire à gauche : le MoDem n'est «pas indifférent». Le MoDem ou ses dirigeants ? Les adhérents ont-ils été consultés ? Le bureau lui-même l’a-t-il été ? Visiblement pas puisque dans une dépêche de l’AFP en date du 24 août, Corinne Lepage, vice présidente du MoDem dit « Je ne suis pas contre la position exprimée par Marielle de Sarnez. Mais c'est un engagement extrêmement fort qui aurait mérité d'être discuté préalablement en interne ».
En ce qui concerne le PS, il n’a pas de ligne claire concernant l’attitude à avoir face au MoDem, comme le rappelait Benoît Hamon lors de la Fête de la rose organisée le week-end dernier par Arnaud Montebourg dans sa circonscription.
Le lendemain, c’est le président du MoDem en personne qui, dans une interview au même quotidien, annonce « qu’il faut en finir avec les oppositions éclatées » , « construire une alternative au pouvoir en place ». Autrement dit, allons-nous revenir à une confrontation bloc contre bloc, l’UMP contre le PS-MODEM ? Le MoDem se dissoudrait-il dans le PS afin d’y devenir un énième courant – ce qui diminuerait fortement sa visibilité politique et médiatique ?
Une question subsiste : qu'en est-il alors de cette 3ème voie annoncée en 2007 ?
…qu’en est-il du Centre ?
Le Centre sera donc une fois de plus divisé. Les Centristes sont considérés comme divers droite sans appartenir à un parti, également au sein de la majorité gouvernementale avec le Nouveau Centre et le Parti Radical, au PS avec le courant MoDem, et ceux ayant rejoints l’Alliance Centriste de Jean Arthuis, dont la vocation vise à « promouvoir l'unification des formations centristes ».
C'est peut-être de là que renaîtra un Centre fort. Ce qu'il faut pour réussir, c'est que ces Centristes de tous bords aient le courage de se mettre ensemble, sous la même bannière, en pensant au futur et non pas à l'instant présent en ayant une vision à long terme et non pas une vision de mandature.
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25 juillet 2009
A chacun son élection...
Si je vous dis « 2012 », vous me répondez : présidentielles. Et pour certains : législatives. Mais si je vous dis « 2011 » ? Ah il n’y a plus grand monde !
En 2011 auront lieu les élections cantonales pour désigner nos conseillers généraux (dont le mandat sera très certainement de 3 ans et non plus 6 dans le cadre de la réforme territoriale traitant des élections des futurs conseillers territoriaux). Alors qu’on entend souvent untel ou untel se dire « possible candidat » aux prochaines présidentielles, il en va de même pour les élections à la présidence des conseils généraux.
Dans son édition du 22 juillet dernier, le quotidien Libération publiait un article intitulé Hauts-de-Seine: le duel Isabelle Balkany-Devedjian reprend. Ah le 92 ! LE département du Président. Il fait envie… (Le département, pas le Président !).
Dans cet article, le journaliste annonce la Saison 2 du duel Isabelle Balkany Vs Patrick Devedjian. Le duel des proches du Président. (Roulement de tambours !). Pour ceux qui n’ont pas vu la Saison 1 : Previously on Isabelle Vs Patrick : la vice-présidente du CG 92 ne s’entend pas avec son président. Alors en mars 2008 après les cantonales, lors de l’élection du présidente et des vices-présidents, elle menace de se présenter contre lui ! Heureusement, Nicolas (qui nous voit : cf. « Sarkozy, je te vois ! ») fait une conférence téléphonique avec Isabelle et Patrick. Résultat : tout rentre dans l’ordre, Patrick restera président et Isabelle restera vice-présidente. Ouf ! On a évité le pire !
Aujourd’hui, Isabelle veut sa revanche. Un an qu’elle la prépare. Son arme ? Jean ! Kézako ? Bah Jean, vous savez le fils de Nicolas, élu en mars 2008 sur le canton de Neuilly (sur Seine ca va de soit, pas Plaisance !). OK on continue.
Et oui Jean. Notons quand même qu’il n’a pas fait acte de candidature officielle. Il est en quelque sorte poussé par Isabelle qui dit dans l’article : «Je souhaite que ce soit Jean Sarkozy. C’est le meilleur d’entre nous. Il a toutes les compétences, les qualités, la maturité ».
Merci. J’en conclus donc que Madame la vice-présidente n’avait pas les compétences, les qualités et la maturité pour être présidente du CG en 2008. Re-ouf ! Heureusement donc que Nicolas est intervenu afin qu’elle ne se présente pas face à Patrick !
Stoppons la comédie. Arrêtons un peu cette magouille politicienne du style je pousse Jean et peut être que Patrick (Balkany, pas Devedjian !) sera au gouvernement. Arrêtons de prendre les gens pour des cons, de vouloir placer un jeune (qui est certainement bon et ambitieux) à ce poste, après seulement 3 ans de vie politique ! C’est bien que la jeunesse s’intéresse à la vie politique, qu’elle se présente à des élections. Mais il y a des limites. Ne brûlons pas les étapes.
Rappelons-nous seulement une chose : si son nom avait été Dupont ou Martin, je doute qu’il serait là ou il est.
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