http://www.wikio.fr Le Blog de Jérôme Laurent

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19 mai 2015

Sécurité des entreprises : penser complémentarité humain & informatique !

Dans une organisation, la menace peut être multiple et les attentats et attaques terroristes vécus ces derniers mois sur le territoire national l’ont été tout autant. Dans les deux cas en mémoire, l’attentat contre l’hebdomadaire Charlie-Hebdo et l’attaque informatique contre la chaîne de télévision France 24, le procédé, bien que différent dans la mise en place a été le même, à savoir l’intrusion.

Les conséquences, sur le plan humain n’ont quant à elles, aucune comparaison. Cependant, afin d’optimiser la sécurité de l’organisation il peut être judicieux de penser la sécurité d’une manière globale et cela à l’heure où la connectivité des objets et informations est, elle aussi, de plus en plus présente dans notre quotidien.

Dans la plupart (toutes ?) des organisations, se trouvent des moyens de connexions à distance (ordinateurs, tablettes, smartphones, objets connectés…) qui transmettent et reçoivent de l’information. Dès lors que l’organisation est connectée, elle est susceptible de d’être menacée d’intrusion. Si beaucoup d’entreprises ont un service/département informatique, toutes l n’ont cependant pas un service de sécurité physique. Prenons le cas où l’entreprise aurait à la fois un service de sécurité humaine ainsi qu’un service informatique. On pourrait aller encore plus loin en imaginant que cette entreprise combine de la sécurité humaine et de la sécurité électronique, ces deux moyens étant en parfaite complémentarité.

Dès lors, cette entreprise comprendrait en son sein deux responsables de la sécurité dont les missions seraient bien distinctes. 

Le premier serait un responsable de la sécurité qui dans le meilleur des cas serait autonome ou bien rattaché au directeur des moyens généraux (ce dernier gérant un portefeuille de prestations diverses allant de la sécurité du site au nettoyage de ce denier…) dont la mission première serait de garantir à l’entreprise la sécurité périmétrique, à savoir le risque d’intrusion, via la supervision de son prestataire de prévention et de sécurité

Le second serait le responsable informatique de l’entreprise. Ce dernier, pouvant être rattaché à un directeur des systèmes d’information, aurait en charge (tout ou partiellement suivant la taille de l’entreprise), l’ensemble des tâches liées à l’installation, la maintenance et la sécurisation du système d'exploitation et d'informationde l’entreprise. 

Il est fort probable que parmi nos deux responsables, un seul directeur ne soit membre du ComEx de l’entreprise : le directeur des systèmes d’information. En effet, beaucoup d’entreprises ne perçoivent pas la sécurité physique comme étant un enjeu majeur pour la sécurité de leur site, à l’inverse de la sécurité informatique… C’est une bien grave erreur car même si la menace est similaire, la prise de conscience ne l’est pas. Dans une entreprise requérant de la sécurité physique, les agents de sécurité sont en première ligne lors d’une possible intrusion. Eux seuls peuvent être capables de déceler un comportement suspect ou une intention de nuire.

Aussi, peut-on se demander si la fonction de directeur de la sécurité ne devrait pas être une fonction transverse, liée à la fois à la sécurité humaine et informatique et dont le titulaire du poste siègerait au ComEx. La complémentarité des métiers humain et informatique se développerait (comme c’est le cas pour la complémentarité humain et électronique), et cela permettrait aux entreprises du secteur de la sécurité humaine un nouvel axe de croissance par l’intégration de cette nouvelle typologie de sécurité.

On pourrait dans ce cas imaginer que la sécurité informatique soit intégrée au sein de l’entreprise de sécurité privée afin de proposer une nouvelle offre globale de sécurité. Ainsi, il est fort à parier que la formation des agents, les marges des entreprises et l’image du secteur de la sécurité privée en seraient les grands gagnants, ce qui pour le secteur ne serait que bénéfique...

08 avril 2015

Finishers !

Dans 4 jours aura lieu l’édition 2015 du marathon de Paris qui rassemblera près de 50 000 participants venant du monde entier. Plusieurs athlètes du XVème Athletic  Club, club dont je suis membre, y participeront et pour beaucoup d’entre eux, ce sera leur premier marathon. Ce sera pour eux un grand moment.

Je me souviens très bien de mon premier marathon et encore mieux du jour où l’on m’a émis l’idée de participer à mon premier marathon : le dimanche 13 septembre 2009 à Montréal. Je viens de terminer mon premier semi-marathon en 1:34:01 et me classe 311ème. Après avoir récupéré mes affaires, rapide coup de fil aux parents pour leur annoncer la nouvelle : « Je viens de courir mon premier semi ! ». Ma belle-mère rétorque « A quand le marathon ? ». La réponse fut rapide « Jamais de marathon ! J’ai suffisamment souffert pour terminer le semi… » Il faut dire qu’à compter du 18/19ème kilomètre, j’enviais l’arrivée et les deux derniers kilomètres m’ont paru une éternité.

Ce 13 septembre 2009, je ne le savais pas encore mais un an plus tard, le dimanche 7 novembre 2010 à New-York, j’allais courir mon premier marathon. Un moment inoubliable !

Se préparer à courir un marathon est une chose vraiment particulière. Une prépa marathon c’est long. Parfois très long. Des périodes de l’année sont plus appropriées que d’autres. Assurément, commencer une prépa marathon au mois de décembre n’est pas la préparation la plus facile…

Si je devais donner les trois caractéristiques pour réussir sa prépa et donc son marathon, ce serait une confiance en soi (et envers son entraîneur !), une forte détermination et une grosse rigueur. Cuite le samedi soir et sortie longue de 2h30 le dimanche matin ? C’est à ce moment-là qu’entrent en scène ces trois caractéristiques ! Durant une prépa il y a des hauts, des moments d’euphorie où l’on se sent invincible, et des bas, des moments de doute où l’on se demande si on va réussir. Chaque prétendant au marathon passe par ces moments. Le moral est primordial.

LE finir, c’est l’objectif de chaque novice qui est là pour la première fois, au départ de ces 42,195Km avec l’ambiance festive du départ, le passage du semi, là où commence le marathon, le mur du 30ème kilomètre avant les derniers hectomètres qui seront balisés à intervalles réguliers. Dans ces derniers mètres, ils se sentiront plus forts que tout. Rien ne les arrêtera. Certains souffriront, auront mal, mais le mental fera le reste. Ils deviendront des finishers.

Bonne course à tous mes amis du XVème Athletic Club pour dimanche. Prenez du plaisir, éclatez-vous et profitez de ce beau moment qu’est la participation à un marathon.

07 mars 2015

Les BIG 6.

Je dois l’avouer. Même si je pense qu’il n’y a pas une seule personne m’ayant côtoyé ces dernières années à qui je n’ai pas dit que je voulais courir les Big 6, ou World Marathon Majors, je ne sais pas trop à quel moment je me suis dit «Je vais courir tous les Big 5 » puisqu’à l’époque Tokyo n’en faisait pas parti.

Mais ça remonte peut-être au 27 février 2011, jour de mon anniversaire, il y a tout juste 4 ans. Je reçois un Bon pour le marathon de ton choix. A ce moment c’est le déclic. Je viens de revenir en France il y a quelques semaines, je viens de courir mon premier marathon, New-York, et voilà que j’ai un ticket pour un second marathon. C’est tout net, ce sera le marathon de Chicago en octobre 2012. Et puis viendra le marathon de Boston en avril 2013, puis Berlin en septembre de la même année, Londres en avril 2014 et enfin le dernier, Tokyo, le 22 février dernier.

Retour sur mon last but no least de mes marathons.

Samedi 21 février aux alentours de 19.00 : je pars accompagné d’autres athlètes qui m’accompagnent avec Thomas Cook Marathon manger des pâtes chez un italien repéré il y a quelques jours à proximité de l’hôtel. Il faut dire que les restaurants italiens ne courent pas les rues à proximité… J’y suis passé le matin même afin de réserver une table mais visiblement ce n’était pas possible. Arrivés au restaurant, pas de place. Une table est réservée pour des gens de notre hôtel (1 400 chambres…) mais ce n’est pas nous. Elle est réservée par d’autres coureurs de Thomas Cook Marathon. Du coup, d’une table à 4, on passe à une table à 7 !

Au menu, les traditionnelles pâtes d’avant course : 400g de spaghetti avec huile d’olive et sel. Rien d’autre. Les autres coureurs sont un peu surpris par ce régime et certains se laissent même tenter !

Ensuite, je ne traîne pas, je souhaite me coucher tôt, le lever est prévu pour 4.00. Comme chaque veille de course, j’ai un peu de mal à trouver le sommeil, je pense au parcours, à la météo (pas très clémente ces derniers jours) et aux temps de passage à réaliser pour être dans les temps. Je dois courir à 3’45’’ au kilomètre soit 1:19:00 au semi-marathon. Je suis en train de me demander si je vais y arriver, je me questionne… Et puis je me souviens de ma dernière course : le semi de Boulogne-Billancourt en novembre dernier réalisé en 1:16:15. Si je suis capable de courir un semi en 1:16:15, il n’y a pas de raison que je ne sois pas en mesure de passer la mi-course en 1:19:00 ! J’arrive à m’endormir.

Dimanche 22 février à 4.00 : le réveil sonne. Quelques petits exercices pompes/abdos/gainage comme tous les matins, une douche et me voilà à 5.00 au petit déjeuner. Pas mal de coureurs sont déjà là. Comme d’habitude un petit déjeuner composé de céréales, fromage blanc, vegetable juice (découvert à Tokyo !), kiwi, pain, beurre & confiture accompagné de café.

Je remonte dans ma chambre aux alentours de 4.50. La course est à 9.10, j’ai prévu de décoller aux alentours de 8.00.

Pour passer le temps, je relis les instructions de la course, glandouille sur Internet & Facebook et me repose allongé sur le lit. Aux alentours de 7.15, comme lors du marathon de Metz, je prends un thé et une barre aux céréales.

Vers 8.00, je descends dans le hall de l’hôtel. Il y a foule. L’hôtel n’est qu’à 450m du départ, amis surtout c’est l’hôtel officiel du marathon. Ça grouille de monde de partout ! Je sors. Une pluie fine tombe, la chaussée est mouillée. Ayant prévu la chose, je m’enveloppe les pieds dans des sacs plastiques afin de ne pas mouiller chaussures & chaussettes.

Aux alentours de 8.15, je rentre la Departure Area. Les japonais ne rigolent pas : portiques de sécurité à l’entrée de la zone, fouille du sac et interdiction de pénétrer dans la zone de départ avec une boisson. Et mon Powerade habituel alors ? Je dois le jeter. Plus de bouteille vide et ça, ça m’angoisse. Des boissons dans des gobelets en carton et des solides sous formes de gels/compotes sont prévus dans la zone de départ. Je ne prends qu’un gobelet d’eau que je vide et que je garde dans ma poche. Précieusement. Quelques étirements et échauffements et il est temps de rentrer dans le sas de départ. Il n’est pourtant 8.30 mais il était indiqué qu’il fallait y être pour 8.30. Je m’exécute.

Dans le sas de départ, j’observe les autres coureurs autour de moi. Le meneur d’allure 3:30 se trouve bien derrière moi mais celui pour les 3:00 est bien devant moi ! Je me suis pourtant inscrit avec un temps de 2:41:32… Je me renseigne autour de moi et questionne les coureurs à proximité ; ça court en 3:10 ou 3:15 ! Je suis donc bien mal placé…

Mon gobelet me servira à plusieurs reprises, certains autour de moi ont l’air surpris de voir ce que j’en fais, mais bon, c’est comme ça !

Dimanche 22 février à 9.10 : le départ est donné ! Gros cafouillage comme je l’imaginais. C’est le bazar. Tout de suite je me positionne à gauche de la chaussée afin de dépasser. Au bout de quelques centaines de mètres, surprise : une bretelle pour aller aux toilettes ! Plusieurs coureurs me barrent la route en y allant. Au final, rien d’étonnant quand on sait que cela fait près de 45 minutes qu’ils sont dans un sas de départ sans pouvoir aller aux toilettes !

Km1 : je regarde la montre. Ce n’est pas brillant, 25 secondes de retard sur le temps prévisionnel. Il va falloir faire un effort pour rattraper le temps perdu au départ. C’est ce que je vais m’employer à faire lors des premiers kilomètres.

Km3 : je vais prendre une boisson au ravitaillement. Je dois être dans une allure supérieure à celle prévue (3’45’’ au kilomètre). Nouvelle surprise : les gobelets pour le ravitaillement liquide sont positionnés sur les tables mais aucun bénévoles ne les tendent devant la table comme c’est habituellement le cas ! Ils restent derrière la table. Du coup, pour un gobelet attrapé, cinq ou six renversés !  

Km5 : je dois avoir rattrapé mon retard, il faut maintenant que je me concentre sur l’allure à tenir sans accélérer ni ralentir.

Entre le Km10 et le Km15, le parcours revenant sur ses pas, je croise la tête de course. Ils doivent en être au Km17 quand je passe le Km14. Cela me permet de voir que je ne suis pas trop mal classé dans les 200-250.

Au Km15, je prends mon premier gel, puis quelques kilomètres plus loin c’est moi qui croise les coureurs. J’entends un « Allez Jérôme ! », il s’agit d’un coureur de Thomas Cook Marathon, puis d’un autre encouragement un peu plus loin par mon camarade de chambrée. Ça motive !

Km21, la mi-course. Je passe en 1:19:02 au chrono officiel pour un chrono prévisionnel de 1:19:06. Je suis dans les temps. Je pense à ces 4’’ d’avance et me dit que c’est dû au vent dans le dos. C’est souvent ce que je dis à DD, lorsque je tourne un peu plus vite sur la piste. Un autre encouragement sur la gauche de la route de la part de l’accompagnatrice de Thomas Cook Marathon ! Je sais que c’est maintenant que la course va commencer mais j’y crois.

Km25 : là encore, le parcours revient sur ses pas, je recroise la tête de course. Celle-ci a changé, certains kenyans/éthiopiens/japonais qui figuraient en tête n’y sont plus. Comme depuis un bon moment je suis dans un groupe de japonais. Nous sommes peu nombreux, peut-être 5 ou 6, un groupe du même ordre doit être à trente mètres devant et un autre à trente mètres derrière. On tourne bien. Je prends mon deuxième gel et demande à l’un de mes comparses de course en combien il court. Pas de réponse, il ne parle pas anglais…

Km35 : je vois le panneau indiquant le Km35. Bizarre, pas de marquage au sol, pas de chrono… Je regarde ma montre, et je suis dans le bon rythme. Finalement le vrai panneau Km35 avec le chrono sera quelques centaines de mètres plus loin. Au niveau chrono, je ne serai pas trop mal. Je prends mon troisième gel.

Km36 : j’avais mis un triangle rouge sur ce point kilométrique. C’est la première des trois côtes recensées sur le profil. En soit elle n’est pas difficile, il ne s’agit que d’un passage de pont… Et puis après la montée, il y a une descente. Les jambes commencent à tirer.

Km38 : deuxième côte. Il est temps de prendre le quatrième et dernier gel histoire de me donner un dernier coup de fouet. Ça tire de plus en plus et j’ai vraiment envie d’arriver. Je ne sais pas si je parviendrai à atteindre mon objectif de 2h38m13s.

Km41 : la dernière côte. C’est la plus dure du parcours car la plus longue mais surtout elle est à un kilomètre de l’arrivée. Je me dis que tout se joue dans la tête. Je vais améliorer mon temps mais je ne ferais pas 2h38m13s. Je peux peut-être encore viser moins de 2h40m.

Km42 : comme toujours, il y a un panneau qui te dit qu’il ne te reste plus que deux cent mètres. Ces deux cent derniers mètres sont toujours les plus durs. Je regarde ma montre : 2h39m15s (au réel). Les 200 derniers mètres en moins de 45 secondes ? Ça risque d’être difficile, car même si la tête veut, les jambes ne répondent plus.

Au final, je termine le marathon de Tokyo en 2h40m29s me classant 287ème et 1er français. C’est en deçà de mes espérances, mais c’est mieux qu’il y a quatre mois à Metz où j’ai réalisé un temps de 2h41m32s. Mieux de 63 secondes. Mais ce chrono doit pouvoir être encore amélioré. J’ai donc encore quelques tours de piste à faire à Lenglen… :-)