http://www.wikio.fr Le Blog de Jérôme Laurent

18 octobre 2014

Mes France.

Je les avais cochés sur mon calendrier depuis plus d’un an. L’année passée, j’étais passé tout près, loupant la qualification pour 34 misérables secondes. Alors, passé cette déception, j’ai dû retravailler pour être sûr de me qualifier au prochain coup. Ce fut chose faite en avril dernier à Londres. De peu : 26 secondes.

Le moment tant attendu allait arriver. Ce serait le dimanche 12 octobre 2014, à Metz : les championnats de France de marathon. Ce moment, j’y ai beaucoup pensé avant le week-end dernier, en me posant tout un tas de questions. Comment est le parcours ? Quel temps fera-t-il à cette période à Metz ? Combien y aura-t-il de participants ? Ces questions sont toujours les mêmes avant chaque marathon. Mais trouver les réponses pour ce marathon était plus complexe : tous les marathons que j’avais courus jusque-là étaient de grands marathons rassemblant entre 35 000 et 40 000 participants. Il était facile de trouver les réponses en parcourant les nombreux forums sur Internet. Mais pour le marathon de Metz dont c’était dimanche dernier la 5ème édition, l’exercice était plus ardu…

Retour sur mes premiers championnats de France de marathon.

Arrivé à Metz le vendredi en milieu de journée. J’aime bien arriver à minima deux jours avant un marathon. Au programme du vendredi après-midi, après un risotto dans le centre-ville : promenade en ville, visite du centre Pompidou et repos. L’épreuve est dans deux jours et on sent que Metz se prépare à ce grand événement. Cela se sent et se voit. Les barrières des services techniques de la ville alignées à chaque coin de rue sont prêtes à être déployées. Sur la chaussée, la fameuse ligne qui trace le parcours du marathon. Le marathon dans une ville c’est comme lorsque le Tour de France est de passage, c’est une fête populaire.

Le repas du vendredi soir précédent une course, est le repas le plus important. Pâtes obligatoires. Coup de chance, mon hôtel propose un menu spécial pâtes avec choix de pâtes et sauce. Parfait. Mais quelle sauce choisir ? Je pencherai bien pour la sauce au gorgonzola, pesto ou carbonara. Mais est-ce raisonnable ? Finalement, j’opte pour une sauce tomate basique… avec du parmesan (désolé, je n’ai pu résister !)

Samedi en fin de matinée, retrait du dossard sur la place de la République. Je porterai le numéro 62. Le numéro de dossard correspond au classement des temps de qualification. La météo devrait être bonne, la pluie n’est prévue que pour le dimanche vers 15h00. Je décide de faire une petite reconnaissance de l’arrivée du départ ainsi que de l’endroit où je déposerai mes affaires, histoire de ne pas être perdu le lendemain... Les techniciens sont à l’œuvre : montage des tentes et gonflage des arches, installation des barrières. Ca approche !

Niveau déjeuner, petit restaurant place Saint-Louis. Une salade saumon grillé et légumes marinés, accompagné du journal local, le Républicain Lorrain. Bob Tahri, que l’on ne présente plus et qui remportera ces championnats, y donne une interview en expliquant le parcours avec les pièges à éviter. Je la lis quatre ou cinq fois pour me rassurer ! Puis retour à l’hôtel pour reposer les guiboles devant le match Stade Français Vs Racing Métro 92.

En fin de journée, vers 17h00, dernier petit footing d’avant course avec Mohammed et Patrizia. Mohammed court en V2 et vise le titre, qu’il obtiendra avec en prime le record de France ! Je le harcèle de questions, j’ai besoin de me rassurer. C’est tout bête mais c’est comme si c’était mon premier marathon… alors que c’est mon sixième !

Un diner rapide, des pâtes sauce tomates et asperges, puis au lit. Je regarde le match France Vs Portugal puis au lit. Ma tenue de course est prête, ma ceinture avec mes quatre gels et le dossard est accroché. Le réveil est programmé pour 5h00. La course est à 9h00.

Dimanche matin, petit déjeuner normal, on ne change pas les habitudes : fromage blanc et muesli, banane, tartines de pain beurré et café. Retour dans ma chambre, il est aux alentours de 6h00. Je me marque sur un sparadrap mes temps de passage et me le colle sur le bras. Ça me rassure de les avoir. Puis je me repose en regardant les infos sur BFM TV. Un thé et une dernière barre aux céréales aux alentours de 7h30 puis décollage vers 8h00. Je veux arriver tôt, quitte à attendre. Je veux avoir le temps de me préparer.

8h30 : je dépose mes affaires aux vestiaires, je ne garde qu’une polaire que je jetterai quelques minutes avant le départ de la course. Je m’échauffe, ma bouteille de Powerade, parfum Tempête glaciaire (toujours la même !) à la main : quelques éducatifs, un petit footing, quelques accélérations et montées d’escalier puis je rejoins mon sas de départ. J’aperçois Mohammed quelques mètres devant dans le sas élites. Je me positionne à l’avant de mon sas. Toujours la bouteille de Powerade (vide) à la main. En cas de besoin. Ce sera le cas par deux fois.

9h00 : top départ !

Ça y est c’est parti pour 42,195Km. Je dois tourner à 3’50 ‘’/Km afin de terminer dans le temps fixé : 2:41:44. Les premiers kilomètres sont en ville, pas mal de virages, pas mal de pavés. Difficile de garder un rythme précis. Très vite des petits groupes de quelques coureurs se forment puis se déforment, chacun adaptant son allure.

Au niveau du Km4 je me retrouve avec un coureur.  « Tu cours en combien ? » me demande-t-il. « Je vise 2h41 soit 3’50’’ au kilo. Et toi ? ». « 2h36/38 ». Je me rends alors acompte que je suis trop rapide, je décélère un peu pour revenir sur mon rythme.

J’aperçois Patrizia au niveau du Km9 qui m’encourage. Ca me booste. A la sortie de la ville, je suis tout seul. Nous devons être au niveau du Km10/11 et j’ai un groupe de quelques coureurs en visu devant et un groupe de coureurs derrière. J’ai peur de payer plus tard le fait de rester seul. Je fais quoi ? J’accélère pour les rattraper au risque de perdre du jus où je me laisse rattraper par les coureurs de derrière ? Finalement, aucun des deux. Je suis bien, les jambes sont là alors je fais ma course. Quelques petites montées/descentes, le parcours n’est pas complètement plat, j’arrive au niveau du Km15 et prend mon 1er gel. Je suis bien, dans les temps.

Peu de temps avant le Km20, je me fais rattraper par un V2 qui concourt pour le championnat puis nous en rattrapons un troisième. Un petit groupe de trois, c’est pas mal. Je pose la question. « Vous voulez tourner en combien les gars ? ». Je remarque que mon V2 n’a pas de montre. Celui-ci me répond du style « Je ne sais pas, je verrai ». Je me dis que ce type est une poire. Tu ne viens pas aux championnats de France sans montre en disant Je ne sais pas, je verrai. Dans ce cas-là, il n’avait qu’à courir avec une paire de Stan Smith pendant qu’on y est ! Quant au deuxième, il me dit qu’il vient de Nouvelle-Calédonie et que là-bas vu la chaleur il est difficile de courir plus d’une heure. De plus, il s’amuse à taper dans les mains des spectateurs…

Au semi, je passe en 1:20:11. Au poil.

Ce qui devait arriver arriva. Le V2 lâche au niveau du Km25 et le Néo-calédonien lâche un kilomètre plus tard. Merde alors, je me retrouve encore seul ! Je prends mon 2ème gel au et continue sur mon rythme. RAS.

Au niveau du Km30, à proximité de la base aérienne de Metz-Frescaty, le parcours va se durcir. Je m’en souviens c’était dans l’interview de Bob Tahri dans le Républicain Lorrain ! J’essaie de ne pas y penser. Je ne pense qu’à une chose : le temps au kilomètre : 3’50’’.

Je maintiens l’allure. Je vais arriver dans les temps. Km35, 3ème gel. Toujours seul, mais je rattrape des coureurs. A ce moment de la course je pense que chacun court seul, voire à deux. Pas plus. Je rattrape deux coureurs, un regard, pas plus. Ca encourage au bord de la route, on sent que l’arrivée est proche. Mais le long de la Moselle canalisée, la route monte (ca aussi c’était dans l’interview !).

Au niveau du Km37/38, encore un concurrent de rattrapé. Je ne le sens pas en forme. Je lui dis de s’accrocher. Je prends de l’avance. Il ne suit pas.

Km39, virage sur la droite, j’aperçois de l’eau, des bateaux. C’est le canal. La route s’élève, je tire un peu la grimace. Je sens qu’un coureur est devant, quelques centaines de mètres. J’entends les applaudissements et les encouragements. Il faut que je le rattrape !

Km40, on est toujours bon dans les temps, même s’il est un peu plus compliqué de maintenir le 3’50’’ au kilomètre. Je prends mon 4ème et dernier gel. Le gel de secours !

Km41, je le vois droit devant, je ne peux pas le laisser terminer devant moi, il faut que je le rattrape. Je suis allé reconnaître l’arrivée. Je sais comment se termine le marathon.

Au fur et à mesure que l’arrivée se profile, les encouragements sont de plus en plus nombreux. Les gens crient la distance restant à parcourir sur le bord de la route, ma proie est là quelques dizaines de mètres.

Je passe le Km42, les 195 derniers mètres sont barrièrés, voilà c’est maintenant qu’il faut attaquer ! Je me décale sur la droite, et accélère. Petit coup d’œil à gauche, il ne revient pas. Je ne lâche rien et fini en sprint, je donne tout !

La ligne est franchie en 2:41:32. L’objectif est accompli.

Je termine ces championnats de France en me classant 25ème au général, 12ème de la catégorie SEH. En poussant encore dans le détail, je fini 5ème de l’Ile-de-France, 1er de la catégorie SEH, et enfin 1er de Paris.

J’ai aimé cette course. Un marathon où pour la première fois, en plus d’être mon premier marathon en France, je me suis battu pour un chrono, pour une place, pour un club.

21:24 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : championnats de france, marathon, course, envie, motivation | |  Facebook

15 septembre 2014

Sécurité événementielle : et si on innovait ?

La semaine dernière, nous avons appris que le France organiserait le futur championnat d’Europe de basket-ball du 4 au 20 septembre 2015, suite à la défection de l’Ukraine pour cause de situation politique. Puis, l’année suivante, en 2016, ce sera au tour du championnat d’Europe de football qui se déroulera du 10 juin au 10 juillet 2016.

Ces deux années, en plus des événements annuels récurrents tels que Roland Garros et le Tour de France, nous promettent de grands moments sportifs !

Dès lors, l’enjeu sécuritaire pour ces deux compétitions internationales sera primordial et il serait extrêmement néfaste pour la profession qu’un scénario similaire à celui qui s’était produit en 2012 à Londres à l’occasion des Jeux olympiques, se produise dans notre pays, à savoir l’impossibilité pour le prestataire choisi d’assurer la sécurité des sites olympiques (voir l'article du Monde).

Aussi, afin que cela n’arrive, devons-nous, nous acteurs du secteur, anticiper tant au niveau du recrutement qu’au niveau de la demande. L’auteur du Blog 83-629, www.83-629.fr, a publié un article à ce sujet là-dessus. Adhérent sur le principe, je me permets dès lors de diffuser l’idée de son message.

La sécurité événementielle est une sécurité quelque peu particulière de la sécurité que nous connaissons et côtoyons tous les jours (supermarchés, grands magasins, bâtiments tertiaires…) étant une sécurité ponctuelle, dont la mission peut-être très courte comme lors de l’organisation d’un concert, mais peut également durant plusieurs semaines comme c’est le cas dans le cadre de compétitions sportives internationales.

A ce jour, les missions de sécurité événementielle réalisées par un prestataire de sécurité privée, le sont via des agents de sécurité détenant une carte professionnelle acquise à suite à une formation de 140h00, formation qui n’est pas adaptés au milieu événementiel.

Aussi, comme le suggère le Blog 83-629 pouvons-nous nous interroger sur l’opportunité de la création du poste d’auxiliaire événementiel en sécurité privée. Pour ma part, je parlerai plutôt de réserviste de sécurité privée, mais qu’importe puisque l’idée est similaire. Ce statut est déjà en place dans nos armées, via le réserviste, que nos concitoyens retrouvent lors des grands départs en vacances dans les gares ou SNCF mais également lors d’événement sportif de renommée internationale comme le… Tour de France !

L’idée serait donc de créer une carte professionnelle spécifique au métier de l’événementiel, qui ne nécessiterait pas une formation de 140h00, mais une formation plus courte (l’auteur parle d’une formation de 21h00), abordant les grands principes de la sécurité privée et en insistant sur la gestion des conflits. Cette carte professionnelle, délivrée par le CNAPS, serait soumise à une obligation de recyclage annuel de 7h00 et dans le cas ou cet auxiliaire n’aurait participé à aucun événement sur l’année passée, une remise à niveau de 21h00. Ce recyclage et cette remise à niveau permettrait donc un contrôle de moralité annuel pour ce personnel qui est en fort turn-over. L’appellation de cet agent pourrait être la suivante : Agent SUR-EV 1. Un second niveau serait créé, SUR-EV 2, ayant pour fonction celle de chef d’équipe.

La mise en place de cette idée pourrait régler un flou bien connu de la profession : celui du bénévolat des agents de sécurité lors d’événements récréatifs et culturels (l’événement classique étant la course cycliste annuelle de la ville…) ; en effet, ces personnes qui sont censées assurées la sécurité des spectateurs passent outres les conditions de moralité et d’aptitudes auxquelles sont soumis les agents de sécurité (casier judiciaire vierge…), ce qui peut sembler assez étrange.

Les missions des ces agents SUR-EV 1 seraient clairement définies : prévention, accueil & filtrage. Les missions de palpations et de contrôle visuel des bagages pourraient elles aussi être réalisées à conditions que l’agent soit agréé.

Cet agent auxiliaire réaliserait donc ces missions de sécurité privée en extra et conserverait son emploi professionnel. Dans le cas où il souhaiterait alors faire carrière dans la sécurité privée, alors on peut imaginer des passerelles.

Il est sur que la mise en place d’un tel dispositif permettrait, j’en suis convaincu, une amélioration de l’image du secteur auprès de nos concitoyens, chacun pouvant être auxiliaire de sécurité privée.

Le week-end prochain ont lieu les Journées européennes du patrimoine, nécessitant des renforts d’agents supplémentaires dans la plupart des sites sécurisés. Le bon moment pour vous de vous imaginer en tant qu’auxiliaire de sécurité privée pour le Grand palais ou pour un ministère !

Lien vers le document rédigé par Blog 83-629

03 août 2014

Fin de saison : rétrospective.

Il y a quelques semaines s’achevait ma première saison d’athlétisme en club, au sein du XVème Athletic Club. Une saison variée avec de la route, du cross et de la piste puis une fin de saison avec des courses plus détendues (Les Belles Montées – La Salvetat, Fête du sport à Lenglen…), et que je comparerai aux critériums d’après Tour dans le jargon cycliste. Quoiqu’il en soit, sur toutes les courses auxquelles j’ai participé cette année, j’ai toujours donné le maximum. Une semaine après ma pause, retour en arrière sur cette première saison.

Un article pour remercier le club, l’ensemble des athlètes, la Team & le coach pour cette saison passée en leur compagnie. 

J’ai beaucoup hésité avant de m’inscrire en club. Moi qui avais l’habitude de m’entraîner tôt (très tôt !) le matin ou le soir quand l’envie m’en prenait, je ne savais pas si j’allais réussir à concilier travail et entraînements à heures fixes. Mais je savais que c’était l’une des clefs pour progresser. Au final, je ne crois pas avoir manqué énormément d’entraînements, pas même l’entraînement du 26 décembre ! Peut-être 5 ou 6 tout au plus.

Début septembre, je me retrouve pour la première fois au stade Suzanne Lenglen. Début des entraînements, affecté au groupe Zéro. Un gros changement pour moi : la piste. Je n’en avais jamais fait. C’est barbant tout seul. Mais en groupe c’est différent. Il y a l’émulation.

Prochain objectif, le marathon de Berlin fin septembre. Parcours plat, rapide, je veux faire un chrono. Six mois plutôt, en avril à Boston, je terminais en 2 :55 :21. Je souhaite passer sous les 2 :45 :00.

Je le termine en 2 :45 :34 et loupe les qualifications pour les Championnats de France pour 34”. A la fois heureux car j’améliore mon chrono de près de 10 minutes mais également un peu déçu. Après analyse de la course avec le coach, cette course a été mal gérée : un départ de fusée (3’17“ au kilomètre !), le premier semi passé en 1 :17 :45, le second en 1 :27 :13, bref niveau régularité, la copie est à revoir !

Mi-novembre, dernier rendez-vous de la saison sur route avec le semi-marathon de Boulogne-Billancourt avant d’attaquer la saison hivernale et les cross, ce qui sera une grande première pour moi. Le semi de Boul-Bi est relativement plat, hormis quelques passages au niveau des quais avec montées/descentes au niveau des kilomètres 17 & 18.

Mon dernier semi-marathon datait de mars 2013, semi-marathon de Paris, ou j’ai fait un chrono en 1 :20 :08. Comme toujours l’objectif est le même : faire un meilleur temps. Mais cette fois-ci en tentant d’être régulier, de partir sur un rythme défini (3’35’’/3’40’’ au kilomètre) et le tenir tout au long de la course. DD le président sera là sur le bord de la route pour me rappeler de garder l’allure, Pas plus vite !, les athlètes du club aussi.

On ne s’en rend pas forcément compte, mais lorsque l’on scande votre prénom sur le bord de la route aux alentours du 15ème kilomètre, ça vous met la pêche et vous donne des ailes !

Au final, je termine en 1 :15 :57. Je suis content. Je ne pensais pas pouvoir faire un si bon temps. Je m’approche des qualifications pour les Championnats de France  de semi-marathon sans que cela ne soit auparavant un objectif (ce le sera plus tard…). Le travail sur la piste paie.

Janvier 2014, on attaque la saison de cross. Après quelques cross de mise en jambe (cross de Chaville et de Ris-Orangis) où j’ai pu tester mes pointes, nous nous attaquons au cross de Clamart, championnat départemental de Paris. Puis viendront le championnat régional et enfin le championnat interrégional pour lequel nous nous qualifierons. Peu d’entre nous y croyait, mais étaient qualifiées neuf équipes et nous étions la 9ème équipe!

Le cross est une discipline à part dans l’athlétisme. C’est une course plus ou moins courte (guère plus de 12 kilomètres) mais sur laquelle le rythme cardiaque est à fond. Le départ est sous la forme d’un sprint afin d’être le mieux placé possible. Pour cela, conseil du coach : faire des pompes quelques minutes avant le départ pour que ton rythme cardiaque soit déjà élevé. La course elle, un sprint permanent dans la boue ! Le cross est à la fois une course individuelle, une course d’équipe, et une course que je qualifierai de club. Ce type de course se déroulant toute la journée, de 8.00 à 15.00, tu  passes ton dimanche en forêt dans la boue : on va reconnaître le parcours, puis on encourage les copains vétérans, puis les copines vétérans, puis les copines séniors. Les séniors hommes, eux, courent en dernier. Mais le meilleur moment des cross, c’est le goûter d’après cross !

Une petite pensée particulière pour le cross de Sceaux, qui, d’un point de vue topologique ne se court pas dans la boue en forêt comme je l’expliquais plus haut.

En 2013, je couvrais la distance (7,250 kilomètres) en 27’31’’. Un an plus tard, avec des conditions climatiques et un parcours similaires, je réalise ma meilleure performance (ce devait être ma 20ème participation !) et termine en 26’20’’ soit 1’11’’ de mieux. Je suis heureux de cette performance, fruit d’un travail avec le coach, le groupe et le club.

Cependant, j’ai une déception sur cette saison hivernale. Fin janvier, je participe en tant que lièvre (meneur d’allure) au 10Km de 14ème. Nous visions moins de 50’. Nous fîmes 52’. Promis, prochaine course on passe sous la barre !

Début mars, retour sur la route pour le semi de Paris. Je connais le parcours, je suis au taquet. Cette course est la dernière avant le marathon de Londres, THE objective of the year. Je souhaite passer ou du moins m’approcher au plus près des 1 :15 :00.

L’objectif était peut-être un peu trop élevé sortant tout juste d’une saison de cross. Un petit coup de mou également vers le kilomètre 18.

Je réalise le même temps qu’à Boulogne-Billancourt à la seconde près : 1 :15 :57 ! Une satisfaction tout de même : c’est la première fois que je me classe dans le Top 100 sur une course internationale : 85ème sur 32 816 arrivés. Là encore, un grand merci aux athlètes du XVème sur le bord de la route tout au long du parcours pour leur encouragements.

Une semaine plus tard, étant en mode récup’, SMS du Président, un dossard se libère pour le semi de Rambouillet. Why not ? Mais attention, pas de perf’ à la clé.

Au final, je boucle le semi en 1 :23 :48 servant de lièvre à une athlète du club… qui remporte la course chez les féminines !

Avril, la capitale londonienne. Ultime marathon des Big 5, je veux une qualification pour les France, objectif : passer sous les 2 :45 :00. Ultime SMS du coach à l’heure du départ : la clé du marathon, c’est la régularité.

Je pensais le marathon roulant, mais pas de bol, pas mal de faux plats, une forte chaleur au départ, une unité de mesure en mile (ce qui a le don de me perturber pour garder mon allure au kilomètre), bref, loin d’être aussi simple que je ne l’imaginais. Je mentirai si je disais que tout s’est bien passé.

Le premier semi est passé en 1 :21 :22 puis ne maitrisant pas trop mon allure, j’accélère un peu trop rapidement ce qui me cramera par la suite. Le second semi est bouclé en 1 :23 :12 et je termine en 2 :44 :34. L’objectif est atteint et la régularité parfaite est presque là !

Rendez-vous à Metz en octobre pour les Championnats de France de marathon !

Fin mai, commencent les meetings de piste. Là encore, nouvelle discipline, nouvelles pointes, et autre façon de courir. Les distances sont plus courtes (1500m, 3000m…) ce qui me fait partir sur les premières courses beaucoup trop rapidement et donc je peine quelque peu dans le dernier tour (400 derniers mètres). 4’51’’67 lors de ma première course, 4’43’’20 lors de la seconde puis 4’47’’19 lors de la dernière. Des résultats qui ne peuvent que s’améliorer !

Merci à tous pour cette belle saison et rendez-vous en septembre !