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04 mars 2013

La fausse bonne idée de la prime à la casse.

Cette semaine a germée au sein du gouvernement, la possible réintroduction de la prime à la casse ou « prime de conversion » pour les voitures diesel, prime qui avait été instaurée par la précédente majorité en 2009-2010. A l’époque, cette prime de l’ordre de 1 000€ par véhicule avait été versée à environ un million de foyers, ce qui avait représenté un coût pour les finances de l’Etat de l’ordre du milliard.

Tout d’abord, il est important de rappeler que la mise en place de cette prime avait été fortement contestée. En effet, le côté écologique de ce bonus était douteux puisque des véhicules encore en très bon état étaient partis directement à la casse, pour être remplacés par des véhicules consommant un peu moins. Le problème est que le coût en énergie pour la fabrication d'une voiture est énorme, et rarement pris en compte dans le calcul.

De plus, ce programme a été souvent qualifié (par l’opposition de l’époque ?!) d'alibi écologique pour en fait doper les ventes de véhicules neufs, qui étaient en baisse depuis longtemps.

Enfin, cette loi ne faisait que retarder les choses, puisque le parc automobile étant renouvelé de façon précoce, la baisse des ventes était seulement remise à plus tard.

Avec cette prime, la France a incité à la délocalisation

La mise en place de cette prime a permis de booster le marché automobile, puisque près de 1,2 millions de véhicules ont bénéficié de cette prime, soit près du quart des 4,7 millions de véhicules neufs vendus. Ces chiffres étaient à prendre avec prudence. En effet, ces bons chiffres cachent une réalité moins glorieuse pour les constructeurs français, car la prime a surtout bénéficié aux voitures les moins chères, dites « entrées de gamme », dont beaucoup ne sont plus produites en France.

Sachant que seuls 15 % des véhicules vendus ont été fabriqués en France, le contribuable français a investi dans cette affaire six fois plus pour les voitures fabriquées à l'étranger que pour celles construites en France. La mise en place de cette prime a donc incité à la délocalisation.

Quid des voitures électriques ?

Alors que faire ? Réintroduire un dispositif qui, on l’a vu précédemment, n’a pas servi ni le secteur ni l’emploi dans ce secteur, ou être innovant, quitte à bousculer et à faire bouger les choses ?

Pour ne rien cacher, je suis très étonné sur ce sujet de ne pas entendre parler des véhicules électriques. La mise en place récente d’Autolib dans plusieurs villes s’accompagnant de la mise en place dans certains parkings d’emplacements réservés pour les véhicules électriques me pousseraient à penser que si prime à la casse il doit y avoir, celle-ci doit se faire au profit de véhicules électriques.

Ce type de proposition aurait de la gueule. Et pour un gouvernement dont les sondages ne font que tirer la gueule, ca serait peut-être pas mal.

08 décembre 2012

La jeunesse vue par le CESE.

Dans son numéro d’octobre, Le Fil d’Iéna, mensuel du Conseil Economique, Social & Environnemental, une large place est consacrée à la jeunesse, à travers plusieurs préoccupations que sont l’emploi, la mobilité, l’éducation…

Dès la lecture de l’édito du mensuel, Jean-Paul Delevoye, son président, montre la faiblesse du lien intergénérationnel entre la jeunesse actuelle et leurs parents, génération qui, d’après le président « a parfois faute d'audace, de remise en question, de prise de conscience feint d'ignorer les défis du monde de demain et n'a pas donné aux générations futures les moyens d'y répondre ».

Le premier point de préoccupation des jeunes est l’emploi, préoccupation qui, comme pour l’ensemble de nos concitoyens, est primordiale, surtout pour une génération s’apprêtant à entrer sur le marché du travail pour la première fois.

Le CESE  précise que les jeunes sont les principales victimes de la forte dégradation de l’emploi consécutive à la stagnation économique actuelle. Le constat est grave : le taux de chômage des moins de 25 ans atteint désormais 22,7%, soit plus du double de la moyenne des actifs et  près de 2 millions de jeunes de 16 à 29 ans sont laissés sans perspective : plus d’un million d’entre eux sont au chômage et plus de 800 000 autres semblent avoir renoncé à toute formation ou recherche d’emploi.

Aussi, afin de combattre cette tendance lourde à la précarisation des jeunes sur le marché du travail, le CESE formule des recommandations touchant à l’amélioration des conditions d’accès à la formation, au développement des dispositifs de la deuxième chance et de la formation initiale différée, à l’égalité d’accès aux droits sociaux de tous les actifs quel que soit leur âge.

Le second concerne le logement, préoccupation liée avec la préoccupation précédente. Le CESE, s’est saisi de cette question. En effet, les jeunes subissent tout particulièrement les conséquences du coût élevé des logements : entrave aux projets de mobilité vers la formation ou l’emploi, retard dans la décohabitation durable avec les parents, taux d’effort supérieur à la moyenne... La mobilité des jeunes, souvent locataires de petites surfaces, les expose aux hausses de loyer lors du renouvellement du bail. Chômage et emploi précaire les mettent particulièrement en difficulté pour offrir des garanties aux bailleurs.

Début janvier, le CESE rendra son rapport sur cette question qui reste prioritaire.

Le troisième concerne la relation entre les jeunes et les politiques publiques, et leur implication dans la vie publique du pays. Il en ressort, ce que nul ne pourra contredire, que les jeunes participent peu à l’élaboration des politiques publiques, politiques, qui pour des durées à court ou long termes, les concernera directement ! Il en ressort également, point positif, qu’au niveau des institutions de la République, le seul endroit où les jeunes sont représentés de manière institutionnelle et durable est le CESE. Or, associer les jeunes dès l’élaboration des politiques publiques, est la garantie d’une adhésion et d’une prise en compte de la réalité. Sans cela, c’est le lien intergénérationnel, déjà faible, qui risque encore d’en faire les frais.

Enfin, je terminerai par cette citation de Thierry Damien, membre du CESES et Président des Familles Rurales : « Faire confiance aux jeunes revient à les solliciter et à être attentif à leurs demandes comme on peut être attentif aux autres générations. »

18:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse; cese; delevoye; emploi; logement | |  Facebook

23 juillet 2012

Et si on prenait modèle sur la FDJ-BigMat ?

La 99ème édition du Tour de France s’est achevée hier. Au cours de ces trois semaines de course, les coureurs Français ont été, comme l’an dernier, au premier plan : des places d’honneur pour Sylvain Chavanel, Tony Gallopin, Jean-Christophe Perraud & Sandy Casar, les victoires d’étapes (et maillot à pois de meilleur grimpeur) pour Thomas Voeckler & Pierre Rolland pour le Team Europcar, les victoires de Pierrick Fédrigo & Thibaut Pinot pour l’équipe FDJ-BigMat.

J’aimerai à cette occasion m’arrêter quelques instants sur l’équipe FDJ-BigMat. Cette équipe cycliste est présente dans le peloton professionnel depuis 1997. Managée par Marc Madiot, celle s’est illustrée plusieurs fois sur des courses cyclistes internationales, remportant plusieurs victoires d’importance parmi lesquelles Paris-Roubaix & la Classique de Saint-Sébastien en 1997, Paris-Tours en 2006 & 2008, 30 titres de champions nationaux (dont 17 de champion de France…).

Son ADN : la jeunesse

Mais ce qui est le must avec cette équipe c’est son ADN : miser sur les jeunes, les accompagner, les faire progresser et les faire gagner. La jeunesse, c’est précisément là-dessus que se construit année après année cette équipe, et c’est peut-être grâce à ce « positionnement jeunesse » que cette équipe gagne.

Sur les 29 coureurs professionnels que compte cette équipe, 8 coureurs sont âgés de 25 ans ou moins. De plus, la moyenne d’âge de l’équipe est de 28 ans. Enfin, à y regarder de plus près, sur les 9 coureurs engagés sur le Tour de France, l’âge moyen est d’à peine 27 ans. Enlevez les cadres de l’équipe, Casar & Fédrigo, et l’âge moyen perd encore une année.

Cette stratégie est la bonne. D’ailleurs, la victoire de Bradley Wiggins sur ce Tour le prouve, lui qui a été coureur au sein de cette formation en 2002-2003, alors qu’il était âgé de 22 ans et qu’il a remporté en 2003 les championnats du monde de poursuite individuelle.

Alors pourquoi ce qui marche dans le cyclisme ne marcherait-il pas ailleurs ? A méditer par nos dirigeants…

07:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tour de france, victoire, france, jeunesse, adn, jeunes, fdj-bigmat | |  Facebook