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09 novembre 2014

Prenons nos responsabilités !

J’ai été très étonné cette semaine d’apprendre par les médias que les pilotes grévistes d’Air France demandaient le paiement de leurs jours de grève, grève qui – s’il est nécessaire de le rappeler ! – a fait perdre près de 330 millions à la compagnie et paralyser en partie les déplacements de bon nombre de concitoyens. Et j’’imagine ne pas avoir été le seul à éprouver ce sentiment d’étonnement lié à ce qui n’est autre, qu’un fait divers.

Je ne vais pas revenir sur le fait de savoir si les pilotes d’Air France, considéré comme les enfants gâtés de l’entreprise, sont dans leur droit ou non, mais plutôt sur le sens des responsabilités de chacune et chacun d’entre nous

Les pilotes ont le droit de grève et bien que cela soit handicapant pour les usagers de la compagnie, tout à fait le droit de l’appliquer, comme d’ailleurs tout un chacun. Mais le droit d’être gréviste ne doit pas se transformer en droit d’irresponsabilité.

En effet, j’ai dû mal à imaginer que les pilotes grévistes pensaient, la veille de leur grève, durant leur grève et à l’issue de cette grève, percevoir le même salaire que sur un mois que je qualifierai de pleinement travaillé. Cela est à mon sens complètement irréel et irresponsable !

Cette anecdote liée à ce fait divers m’amène réellement à me demander si certains de nos concitoyens sont responsables dans leurs actes et si réellement ils prennent leurs responsabilités. J’en doute énormément et cette histoire me conforte, malheureusement, dans ce choix. La prise de responsabilités, collective et individuelle est néanmoins nécessaire quant à la situation actuelle de notre pays. Ce type de comportement, au sein d’une entreprise française de premier plan donne une image fort appréciable, tant en France qu’à l’étranger.

Tout cela est bien dommage, car c’est en étant responsable et en prenant nos responsabilités que, collectivement, nous nous en sortirons...

13 octobre 2013

Ah l’Assemblée nationale…

Cette semaine a eu lieu à l’Assemblée nationale un événement digne de cour de récréation, niveau maternelle. Sans revenir sur les faits, largement commentés dans les médias depuis mercredi, je préfère m’interroger sur les raisons qui poussent certains de nos représentants à transformer cette assemblée en grand n’importe quoi.

Des agissements de la sorte, il y en a eu. Et même souvent. Du doigt d’honneur d’Henri Emmanuelli en 2011, en passant par le chant de l’Internationale dans l’hémicycle par l’opposition en 2011, à  la descente en rappel dans l’hémicycle par Greenpeace en 2009… Et c’est sans compter les fois où les députés ont faillit en venir aux mains, le dernier épisode remontant à avril 2013 lors de l’examen du projet de loi du mariage pour tous.

Bizarrement, ces agissements ont lieu à l’Assemblée nationale, mais pas – ou extrêmement rarement – dans les deux autres assemblées que compte la République : le Sénat & le CESE. Ces deux assemblées bien moins connues par nos concitoyens que la très médiatique Assemblée nationale, gagne ici des points de sérieux & de qualité par apport à l’Assemblée, ces deux assemblées n’étant pas des hémicycles de validation de projets de lois du gouvernement, mais des assemblées pouvant exprimer un point de vue bien différent que celui du pouvoir en place.

Dès lors, on peut se poser la question du pourquoi. Pourquoi ces députés, censés représenter un territoire & leurs concitoyens, dans une fonction censée être exemplaire, se mettent-ils à commettre de tels actes ? La prise de conscience n’est visiblement pas présente aux moments des faits, alors que tout le monde sait qu’avec l’ensemble des médias & réseaux sociaux mis à notre disposition (Twitter, Facebook,…), nous savons pertinemment que le moindre écart ou dérapage sera mis en ligne sous peu et se paiera dans les jours voire les heures suivant ce dérapage.

Mais une autre cause me vient à l’esprit quant à ce type d’agissement. Il s’agit du respect, notion qui, bien au-delà de la sphère de l’Assemblée nationale, tant à se dissiper. Autrefois, les forces de l’ordre, que l’on soit d’accord ou pas avec le motif d’une interpellation ou sanction était respectées. Il en allait également des politiques, quelque soit la fonction élective. Et des citoyens, qui se respectaient entre eux. Aujourd’hui, cela est de moins en moins le cas.

Ces incidents, à répétitions ces dernières années, nous montrent d’une part la faible prise de conscience de la part de certains de nos élus de la responsabilité que leur donne leurs concitoyens, mais également, au sens plus large une perte de respect croissante dans notre société.

12:48 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : assemblée nationale, société, cese, sénat, incident, respect | |  Facebook

07 septembre 2013

Jeunesse, chômage & pizza

Fin août, Giovanni Pagotto, un entrepreneur italien d’un âge avancé –  et ayant réussi dans les affaires – déclarait dans un quotidien national concernant le chômage des jeunes dans son pays : Les Italiens n'ont pas faim. Moi, à 16 ans, j'allais à l'usine en vélo et, à 27 ans, j'étais responsable de 1 000  ouvriers.

Cette petite phrase faisait référence à une étude révélant que près de 150 000 postes à pourvoir était snobés par les jeunes italiens, dont 6 000 pour des postes de pizzaiolo. Un comble pour le pays de la pizza !

Tentons donc d’y voir plus clair en se posant les bonnes questions… et en y apportant les bonnes réponses !

Les jeunes italiens ne veulent pas bosser. C’est le constat. Mais pourquoi ces jeunes italiens refusent-ils  ces emplois ? Les raisons sont simples : contraintes horaires, salissage de mains, image du métier manuel…  Nous avons posé le problème.

Mais pourquoi ? La faute serait donc du aux jeunes qui n’ont pas la gnak comme l’avaient les générations précédentes. C’est peut-être en partie vrai. Notons cependant que les générations précédentes ont eu un climat économique favorisant l’emploi, ce que n’a pas la génération actuelle.

Maintenant que nous avons les coupables, la jeunesse italienne, cherchons la raison.

Comment les jeunes italiens en sont-ils arrivés à ne pas vouloir faire de pizza ? Les a-t-on dégoûtés des quattro formaggi, regina & autre calzone ? Je ne crois pas. Leur a-t-on dit durant leurs études que le diplôme était la clé de la réussite ? Certainement. Les a-t-on poussés à faire des études – parfois coûteuses – en leur disant/promettant/faisant croire – vous choisirez le terme que vous préférez ! – qu’une fois diplômé leurs revenus seront supérieurs aux montants investis ? Très certainement.

Qui donc leur a fait croire tout cela ? Les générations précédentes. Celles-là même qui au fur et à mesure du temps, ont pu dénigrer les métiers manuels préférant voir leur enfant faire un Bac+x en telle ou telle science, plutôt que d’être derrière les fourneaux à confectionner des pizzas… La jeunesse italienne n’est donc pas la cause. Elle est une victime de cette situation.

Ce même Giovanni Pagotto enchaînait de plus belle, déclarant que Les jeunes Italiens refusent les contraintes horaires et les métiers pénibles, ouvrant la porte aux travailleurs étrangers. Il serait dès lors intéressant de savoir si ce brave homme est prêt à employer un Bac+x pour réaliser  les tâches d’un emploi moins qualifié. Il n’y a pas besoin d’être devin pour connaître la réponse…

Mais qu’il se rassure : fournissant du plastique pour le géant du meuble suédois, c’est en parti la jeunesse italienne qui achète ses meubles là-bas pour s’équiper. Et donc qui lui a permit de prospérer. Monsieur Giovanni Pagotto, à quand le retour d’ascenseur ?

18:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse, emploi, génération, italie, pizza, chômage, études, diplôme | |  Facebook